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CLINIQUE JURIDIQUE et MANAGERIALE "LM" ( Dr. Oswald KPENGLA-S. )

ECHANGES PLURIDISCIPLINAIRES

Articles avec #pan-africanisme catégorie

GARDONS ESPOIR, le BENIN est en marche vers le bonheur de ses fils !

Publié le 23 Août 2016 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PAN-AFRICANISME

« Tout le monde se plaint du défaut de circulation de l’argent dans le pays. Mais savez-vous ce qui explique cela ?

Pendant longtemps dans ce pays, l’argent a circulé dans des mes mains non indiquées, les mains de ceux qui ne travaillaient vraiment pas et qui recevaient de l’argent distribué gratuitement ou acquis frauduleusement, donnant ainsi le sentiment que tout va bien alors que nous ne produisons pas assez. Par ce jeu, ou ce biais, les règles du marché ont été faussées, car le pouvoir d’achat de ces gens c’est amélioré sur une base illusoire et éphémère.

Plus simplement, l’argent avait pendant longtemps, circulé anormalement dans ce pays. Et maintenant que tout commence par rentrer dans l’ordre normal, un déficit d’analyse de la part des observateurs fait croire que c’est anormal. A l’observation, ceux qui se plaignent appartiennent à deux ou trois catégories :

1- les faux riches ou ceux qui gagnaient l’argent sans travailler vraiment ou sans travailler sérieusement ;

2- les personnes en rapports commerciaux, ou d’affaires ou avec eux ; et dans une moindre mesure,

3- les nostalgiques du système politique distributeur impulsif et automatique d’argent.

Maintenant que les temps ont changé, et que les finances publiques ne dissolvent plus les deniers publiques dans des dépenses privées ou des quasi-dépenses publiques d’agrément, dans le seul but d’en tirer les dix pour cent de gain illicite, les faux riches d’hier, qui truquaient, par leur folles dépenses la fixation du prix, par le libre jeu de l’offre et de la demande, ne sont plus en odeur de sainteté avec l’argent, ou les sources occultes de financement. Cela est normal.

Progressivement, le pays prendra un nouvel envol. La richesse promise à la distribution mais jamais distribuée par l’autre, sera enfin redistribuée. Les salaires payés à des sous diplômés en tant que hauts cadres, ou à des faux diplômés, resteront dans nos caisses. Les fausses promotions cesseront avec leurs incidences sur notre trésor, le mal diminuera ; oui il diminuera, car le mal étant consubstantiel au bien et à la vie, seul le limiter et le réduire serait raisonnablement admis.

Gardons espoir, le Bénin est sur la bonne voix !

Que Dieu bénisse le Bénin !

Vive l’Afrique !

Vive le Bénin !

Vive la nouvelle orientation et ces porte-flambeaux.

Dr Oswald KPENGLA-S., votre serviteur.

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PENSÉE DU JOUR

Publié le 20 Juillet 2016 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PAN-AFRICANISME

« Le monde est dangereux à vivre ! Non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire. »

Albert Einstein

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ENFANTS DU BENIN DEBOUT !

Publié le 26 Avril 2015 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PAN-AFRICANISME

Béninoises et béninois, chers compatriotes, bonjour !

Ce jour, dimanche 26 Avril 2015, est un jour spécial. Il déterminera sur de longues années, selon le choix que vous opèrerez, la vie de notre pays au plan politique, social et économique.

Sortez massivement et exprimez-vous dans les urnes. Le reste, Dieu s’en charge.

Bon dimanche !

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Le statut juridique de l’esclave des colonies françaises sous l’Ancien Régime

Publié le 9 Avril 2015 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PAN-AFRICANISME

« Tous les hommes naissent incontestablement libres, mais la loi du plus fort, le droit
de la guerre, l’ambition, l’amour de la domination, le luxe, ont introduit l’esclavage dans
toutes les parties du monde & chez la plupart des nations ». L’esclavage est « l’état de la
personne qui est en servitude & sous la puissance absolue d’un maître ». La définition de
Guyot contient deux aspects, indissociables de la condition d’esclave.
1. L’esclave, personne et chose
Sa qualité de personne n’est pas niée, mais, juridiquement, l’esclave est la chose de
son maître, dont celui-ci est propriétaire. Cette ambiguïté va à l’encontre des principes
fondamentaux du droit. Ainsi, « tout le droit dont nous usons concerne soit les personnes, soit
les biens, soit les actions », écrit Gaius dans ses Institutes au IIe siècle. La summa divisio du
droit romain entre personnes et choses, très ancienne, est née d’un besoin de théorisation du
droit, apparu à l’époque de Cicéron, sous l’influence de la philosophie grecque. Dans
l’Antiquité, le concept de personne renvoie à deux notions : prosopon et persona. La première
est, ou l’homme dans sa réalité physique, ou une figure abstraite dont il peut être revêtu
(masque et sa symbolique). La seconde désigne l’homme en général ou l’acteur de la vie
juridique, bénéficiant, en fonction de son rôle social, de certains droits.

LIRE LA SUITE EN PIÈCE JOINTE ET RESPECTER LES DROITS DE L'AUTEUR.

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PENSÉE DU JOUR (En guise de salutations à mon Cher Collègue, ADAMOU MOKTAR, Maître-Assistant des universités.)

Publié le 5 Avril 2015 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PAN-AFRICANISME

Des dirigeants, en avons nous jamais eu en Afrique? Mais il y a t-il encore d'humanité dans le cœur de ceux là qui conduisent la destinée des peuples africains?
Le peuple Africain qui pluralisé, avec la balkanisation offerte par nos maîtres, s'entredéchire sous les yeux excités de nos maîtres. Ce peuple affamé ne demande que soutien et attention. Mais les poltrons qui l'éconduisent au lieu de le conduire, n'en ont rien à foutre. Ils n'ont qu'un but se servir et servir leur maître. Et ce peuple asservi, lui-même écervelé, sans doute du fait de la famine qui le martyrise, se laisse toujours faire. Mais en tout, il y a un seuil de tolérance. Un autre temps viendra.
A lire les longues théories sur la souveraineté et ses formes, on pourrait croire que nos États ont de la souveraineté, et donc, ont du sens pour sauver le sang des sans force versé sans cesse à flot ici et là dans notre chère Afrique. Mais sur la scène internationale, il y a la théorie (juridique) pure, qui n'est que chimère, et la pratique, produit d'un rapport herculéen de force, dans lequel les faibles États d'Afrique après colonisation n'ont que la place d'observateurs myopes. Mais est-ce la fin? Non, car le peuple Africain épris de paix, approche ici et là, le seuil de tolérance. Moi j'ai fait un rêve, rêve plein d'espoir...
L'opium de l'argent monte la tête à nos rois de "dirigeants" qui croient que l'argent et le pouvoir donnent l'immortalité.
Ils ont lu la chute d'Hitler, sans en tirer des leçons. Ils ont vécu la déchéance de Kadhafi sans en tirer la sagesse; et voyant venir la fin du règne de Compaoré, ils n'ont pas su lui dire halte. Ces gens là, ils sont de la vermine. Des vrais cons sacralisés pas l'ignorance d'un peuple sot.

Réveillez-vous chers Africains!
Que peut-on attendre, si ce n'est que cet insipide spectacle d'esclave que ces dirigeants dirigés hexagonalement, pentagonalement... nous offrent? Si nos élections sont financées d'ailleurs, si ces groupes folkloriques appelés, ici, partis politiques sont financés de l'extérieur, ou par des commerçants vomis par l'éthique, que peut-on attendre de notre classe politique.
L'Afrique va mal. Et sur vous, sur nous je compte , pour notre éveil.
La cause est noble, et l'enjeu vertueux, et pour moi ne pas réagir à cet appel, à ce cri du coeur, lancé par mon collègue sur sa page facebook serait un crime. Moi, je ne suis rien; ni par mon langage, encore moins par mon savoir. Je me veux juste chantre d'une AFRIQUE NOUVELLE. Prof ADAMOU M., l'AFRIQUE NOUVELLE te saura gré de tout ce que tu fais pour elle.

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LA SOUVERAINETÉ DE L’ÉTAT (2)

Publié le 26 Août 2014 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PAN-AFRICANISME

LA SOUVERAINETE DE L’ÉTAT (2)

Le Franc CFA mis en circulation par la France pour contrôler et dominer ses colonies, continue d’être utilisé par une grande partie des pays, devenus ‘’souverains’’, par la valse des indépendances qui avait fait trémousser plusieurs peuples épris de liberté pure, non obtenue hélas. Après cinquante années d’anniversaires pompeusement fêtés ici et là, les pays de la ‘’zone franc’’, comme ils ont convenu de les appeler, continuent de traîner leur bosse avec le Franc CFA qui, par l’intermédiaire du Trésor français et de la Banque de France, était hier lié au franc français, et aujourd’hui à l’Euro. C’est paradoxal ; ces indépendances que nous fêtons à coût de milliards battus par la France qui nous tient toujours en laisse.

Rappelons au passage la définition du CFA et son origine. Au départ, ce fut COLONIES FRANÇAISES d’AFRIQUE. L’expression est sans commentaire, les colonies devraient être contrôlées et dominées. Le Franc CFA a été en effet créé le 25 décembre 1945 par la France sur la base de l'article 3 du décret n° 45-0136, publié au Journal Officiel de la République Française du 26 décembre 1945. Ledit décret a été signé par Charles de Gaulle en sa qualité de Président du Gouvernement Provisoire. Quand furent obtenues les indépendances théoriques, non point conquises et arrachées, mais proposées et données par la France qui ne voulait pas lâcher la laisse, nos dirigeants n’ont pas réussi à se libérer du CFA. C’est ainsi que le sigle CFA devint, en 1960, COMMUNAUTE FINANCIERE AFRICAINE. Au lieu de réfléchir à une monnaie, ils se sont limités à réfléchir à des mots qui correspondraient au même sigle (CFA) ; ce fut l’ordre du maître colon. Notre destin fût derechef scellé.

La coopération monétaire entre la France et les pays africains de la Zone franc est régie par quatre principes fondamentaux : garantie de convertibilité illimitée apportée par le Trésor français, fixité des parités, libre transférabilité et centralisation des réserves de change. En contrepartie de la garantie du Trésor français, les trois banques centrales sont tenues de déposer une partie de leurs réserves de change sur un compte dit « d'opérations », ouvert dans les livres du Trésor.

- Le fonctionnement du compte d'opérations a été formalisé par des conventions de 1974 signées entre les autorités françaises et les représentants des banques centrales de la Zone franc. Ils fonctionnent comme des comptes à vue ouverts auprès du Trésor français et sont rémunérés.

Saviez-vous cela du franc cfa, ces petits billets que vous manipulez avec joie ?

Avez-vous compris maintenant que ces billets qui nous grisent sont fabriqués en France et par la France?

Avez-vous compris que les fonctions de la banque centrale que nous enseignons à nos apprenants ne sont que du leurre ?

En avez-vous déduit que nous n’avons pas de banque centrale ?

Alors dites-donc, sommes-nous souverain ?

NB. Accord de coopération entre la République Française et les Républiques membres de l'Union monétaire ouest africaine Dakar, le 4 décembre 1973 à consulter ici : (https://www.banque-france.fr/eurosysteme-et-international/zone-franc/presentation-de-la-zone-franc/textes-relatifs-de-la-zone-franc/textes-relatifs-a-la-zone-uemoa/accord-de-cooperation-entre-la-republique-francaise-et-les-republiques-membres-de-lunion-monetaire-ouest-africaine.html)

Merci à vous qui lisez et osez la critique et les commentaires. L’AFRIQUE NOUVELLE vous le vaudra.

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LA SOUVERAINETÉ DE L’ÉTAT

Publié le 25 Août 2014 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PAN-AFRICANISME

La souveraineté est une notion mystérieuse et gluante qui ne cessera pas de nous montrer ses mystères, à l’heure des grandes crises qui bouleversent l’Afrique et le monde.

J. Bodin est de loin l’un des premiers auteurs à avoir théorisé sur la notion de souveraineté de l’Etat. Il percevait cette théorisation de la souveraineté comme une conceptualisation nécessaire, à la fois pour légitimer le pouvoir mais également pour le rendre efficace et non tyrannique. Il décrira donc la souveraineté d’abord et avant tout d’un point de vue de son contenu et de sa nature. Il indiquera : « dans toute communauté, il doit y avoir un pouvoir souverain et celui-ci doit toujours se situer dans les normes que l’ensemble de la communauté admet »[i].

Cette notion de souveraineté a des contours initiaux définis par J. Bodin, qui lui confèrent nécessairement un sens absolu. Ce sens absolu résulte du caractère suprême de ce pouvoir, de l’impossibilité de le diviser, de l’impossibilité de l’aliéner mais également de l’impossibilité de comparer ce pouvoir avec un autre pouvoir existant.

Le Bénin est-il souverain au sens de J. Bodin ?

[i] Les six livres de la République.

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PAN-AFRICANISME

Publié le 24 Mars 2014 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PAN-AFRICANISME

« L’histoire du Noir américain est l’histoire de cette lutte — de cette aspiration à être un homme conscient de lui-même, de cette volonté de fondre son moi double en un seul moi meilleur et plus vrai. Dans cette fusion, il ne veut perdre aucun de ses anciens moi. Il ne voudrait pas africaniser l’Amérique, car l’Amérique a trop à enseigner au monde et à l’Afrique. Il ne voudrait pas décolorer son âme noire dans le flot d’américanisme blanc, car il sait qu’il a dans le sang noir un message pour le monde »

Du Bois, 1903

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DANS L’ANTRE DES GOUVERNANTS AFRICAINS

Publié le 30 Décembre 2013 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PAN-AFRICANISME

DANS L’ANTRE DES GOUVERNANTS AFRICAINS

La moralité et les mœurs des hommes politiques alimentent avec constance la chronique politique. L'intimité des dirigeants intéresse. La vie des hommes illustres s'affiche en images d’Épinal bien convenables dans le faste feutré des palais nationaux ou dans le havre discret d'une famille unie et honorable. Tissée d'immoralité, d'intérêts particuliers et de fréquentations douteuses, tenue secrète, elle procure régulièrement des épisodes dramatiques en fournissant par la révélation d'une conduite discutable, la matière première des "scandales" et des affaires dont la presse se délecte et se délectera encore.

Il est difficile pour des gouvernants d'obtenir l'obéissance des populations déjà fragiles aux lois qu'eux-mêmes ne respecteraient qu'imparfaitement, ou de demander des efforts et des sacrifices au peuple lorsqu'ils donnent l'image d'une vie dissolue dans une atmosphère de fête et de dilapidation, et le sentiment de faire prévaloir leur intérêt particulier sur l'intérêt commun ; il suffit de voir la nature de leurs biens et le solde de leurs comptes bancaires ici en Afrique et en Europe pour s’en convaincre.

Cette considération générale prend évidemment un relief particulier dans nos pays africains, aux systèmes politiques poly-hybridés, où l'activité politique est fondée sur la compétition électorale malsaine pour conquérir les positions de pouvoir qu'on s'efforce de garder contre vents et marrées, en courant par monts et prés.

Les dirigeants Africains, vivent donc pour la plupart dans un monde rose et ne savent pas que leur peuple souffre. Ils sont comme dans un antre où ruisselle le miel, un antre où les alouettes tombent toutes rôties du ciel. Dans leur vie muséale où l’abondance et l’excès sont leurs seules sources d’inspiration, ils ne savent pas que leur peuple se meurt.

Le peuple lui-même, ''incivique'', inculte et immature se laisse berner. Comme l’a si bien dit GÉRARD CONAC, « dans l'immédiat, le civisme est conçu et compris comme une allégeance au chef, une mobilisation au service de ses souhaits, de ses projets, de ses rêves. » Peuple africain, ouvre tes yeux pour une NOUVELLE AFRIQUE.

Mais nos dirigeants savent-il ce que signifie, être chef ? Sans vouloir donner des leçons, lisons ensemble ces lignes.

1- Le chef, c’est étymologiquement celui qui est à la tête, ou mieux encore, celui qui est la tête. C’est la tête qui voit, c’est la tête qui pense, c’est la tête qui fait agir dans l’intérêt bien compris du corps tout entier.

2- Le chef, c’est celui qui sait, qui veut, qui réalise, et aussi celui qui fait savoir, qui fait vouloir, qui fait réaliser.

3- Le chef, c’est celui qui, sachant ce qu’il veut, sait aussi proportionner l’effort à l’effet qu’il veut obtenir.

4- On n’est chef que dans la mesure où l’on est capable de faire partager à un groupe quelconque l’idéal dont on vit, pour l’amener à le réaliser malgré tous les obstacles.

5- Décider n’est rien, ce qui importe c’est que les décisions soient exécutées ; c’est pourquoi être chef ce n’est pas seulement commander, mais aussi choisir ceux qui doivent réaliser, les éduquer, les animer, les soutenir, les contrôler.

6- Quand vient l’heure des décisions à prendre, des responsabilités à encourir, des sacrifices à commander, où trouver les ouvriers de ces entreprises risquées, sinon dans ces natures supérieures, imprégnées de la volonté de vaincre, voyant nettement les seuls moyens qui conduisent à la victoire, et qui trouvent le courage de tout risquer.

7- Comprenons bien le sens et la grandeur du nom « chef ». Le chef, c’est celui qui sait à la fois se faire obéir et se faire aimer. Ce n’est pas celui qu’on impose, c’est celui qui s’impose. Pour commander aux hommes, il faut savoir se donner.

8- Être chef, ce n’est pas seulement faire une œuvre, c’est surtout faire des hommes, les conquérir, les unir ; les aimer et en être aimé. Saint-Exupéry, dans Terre des Hommes, dit : « La grandeur d’un métier est peut-être, avant tout, d’unir des hommes ». Cela est particulièrement vrai du métier de chef.

9- Le chef, c’est autre chose qu’un président. Un président est par définition non un homme debout, mais un monsieur assis qui arbitre les avis des présidés et en dégage une majorité prépondérante. Il peut être habile, influent, mais il ne commande pas, ce n’est pas un chef.

10- Voulez-vous savoir quel est le véritable chef d’une entreprise ? Demandez-vous à qui, en cas d’échec, serait imputée la responsabilité.

11- Être chef ne consiste pas à faire preuve de vigueur, d’éloquence, d’audace ou d’habileté. Être chef ne consiste pas non plus à rassembler au tour de soi des adhésions sentimentales ou des intérêts. Être chef consiste essentiellement à savoir faire travailler les hommes en commun, reconnaître et utiliser au mieux les capacités de chacun. Le chef sait indiquer la place la plus efficace pour l’un comme pour l’autre, il sait donner à tous, le sens de leur solidarité et de leur égalité devant la tâche dont ils sont responsables aux postes différents d’une même équipe.

12- Le chef ne se reconnaît ni à l’électricité du regard, ni à la proéminence du maxillaire, ni à la minceur des lèvres, ni au tranchant de la voix. Il est des chefs aux yeux doux, au ton modeste, au visage sans apparence ; il en est même, comme saint Paul, de laids et de chétifs, et les plus grands détestent l’étalage. Le chef ne se définît pas par des signes extérieurs, mais par une mission propre. Il est avant tout celui qui prend la charge des autres.

La suite dans une autre publication.

Votre serviteur.

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LETTRE OUVERTE AUX PRESIDENTS AFRICAINS

Publié le 29 Décembre 2013 par Dr Oswald KPENGLA-S dans PAN-AFRICANISME

L’ISOLEMENT DES DIRIGEANTS AFRICAINS

Savez-vous que les dirigeants Africains sont pour la plupart tristes et malheureux ? Mais si, ils le sont. Ils le sont parce qu’ils vivent dans l’isolement des murs de la puissance incommensurable dont ils se targuent et s’auréolent. Ils vivent dans un monde illusionniste fait de leurs rêves mal nourris et nourris par les rêves flatteurs de courtisans qui courent le long de leur cours pour les caresser dans le sens du poil. Il vivent dans l'écrasement d'un protocole trop protocolaire.

Ils vivent non seulement hors du peuple qui les applaudit, mais aussi hors du groupe de flatteurs qu’ils se constituent et qui les consument. Déjà forts par le nom qu’il est convenu de leur donner, Monsieur le Président pour les uns, la Haute Autorité pour les autres, ils s’entourent de tellement de force que ceux qui sont payés par eux pour leur dire les choses telles qu’elles sont n’y arrivent plus.

Ils sont comparables au clochard qui, installé au bord d’une rue, tête enturbannée avec une toile dorée, noyé dans un boubou scintillant et, paré des plus précieuses pierres, demande main tendue sa pitance, parce que vraiment et sincèrement, il en a besoin. Qui peut croire en cette main tendue et partager avec elle la petite pièce en guise d’aumône ? Chacun connait la réponse.

Excellence Messieurs les Président Africains, vous vivez malgré vous dans l’illusion, dans les rêves. Vous vous contentez presque trop du chant mielleux des corbeaux que vous payez au frais de l’État. Ils sapent votre vision et annihilent votre visibilité. Ces corbeaux ruinent vos projets et vos aspirations les plus justes pour vos pays.

Et tout cela à cause de vous-mêmes. Oui, vous manquez d’humilité. Le pouvoir d’un Président est si fort que déjà tout le monde le craint. Pourquoi en rajouter ?

Messieurs les Présidents, savez-vous que vos collaborateurs ont peur de vous parler ?

Savez-vous qu’ils ont peur de vous dire autre chose que ce que vous voulez entendre ?

Savez-vous qu’ils sont obligés de faire des montages pour vous contenter ?

Messieurs les Présidents Africains, descendez au milieu des vôtres, descendez au milieu de vos collaborateurs, descendez au milieu du peuple ; c’est une injonction de la raison, une recommandation fraternelle, un cri du cœur, et ma part pour le développement de l’AFRIQUE NOUVELLE qui m’est si chère.

Messieurs les Présidents, savez-vous ce que disent de vous vos propres ministres quand ils doivent, presque que comme tout le monde, demandez audience, dans les mêmes conditions que nous, avant de vous voir ? Ou quand ils attendent longtemps le long des longs couloirs avant de vous voir ? Vos propres plus proches collaborateurs vous diront : c’est cela la sécurité ; Mais sachez juste qu’ils vous conditionnent mieux, pour mieux vous mentir.

Messieurs les Présidents Africains, je vous le demande derechef, descendez au milieu des vôtres, descendez au milieu de vos collaborateurs, descendez au milieu du peuple ; c’est une injonction de la raison d’État.

Messieurs les Présidents, avez-vous jamais attendu cette anecdote ? Moi je vous la conte.

Un Président Africain demanda à son cuisinier de lui faire de l’omelette et attendait pour la consommer. L’attente devint longue et presque vaine. Le cuisinier tournait en rond. Un collaborateur extérieur, honnête du Président lui rendit visite, et lui dit sans appel et sans fard : Monsieur le Président, savez-vous qu’il n’y a pas de pain dans votre pays ? La consternation du Président fut grande. Imaginez la suite.

Il manque du pain dans son pays qu’il aime, ce pays à qui il a voué une partie de sa vie, et lui n’a pas été informé. Même le cuisinier le tourne en bourrique au lieu de lui dire la vérité.

Messieurs les Présidents Africains, où vous situez-vous par rapport à cette anecdote ?

C’était ma part de réflexion pour le développement de l’AFRIQUE NOUVELLE.

Merci de faire parvenir ce courrier à mes Chers Présidents Africains sans protocole.

Votre serviteur

Bon dimanche.

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